jeudi 31 décembre 2015

Bilan et fin du mois de NABIL OUALI







Voilà, on y est ! C'est le 31 ! J'en connais un qui doit être soulagé... pensait pas être autant harcelé :)
Quoique, techniquement, on pourrait poser des questions encore jusqu'à minuit hein.
Mais bon, on a d'autres choses à penser n'est-ce-pas...
Il nous reste à le remercier pour sa présence souriante et ses réponses fort sympathiques et animées.



Maintenant, c'est l'heure du bilan.

Les Interviews :





Les chroniques :

Tome 1









ANGESELPHIE

PHOOKA

Hors partenariat :

ALLISON LINE

RAMETTES




Tome 2







Et enfin, nous laissons la parole à Nabil pour clôturer cette session.




Bon, et bien voilà...

C'est fini...

Alors, en fin de compte, c'était pas si pénible, ce "Mois de...". Enfin, pas si pénible... si on omet les questions, les réponses, les chroniques et les administratrices.
Ah, et les cookies (trop de beurre)...

Nan mais franchement, à part ça, ça allait.

Hum...

Bon...

Voilà voilà...

Ok, attendez, je switch de personnage.

[Connard cynique (off)]
[Mec sympa tout bleu (on)]

Oh ça fait du biiiiiien ! *se craque le cou *

Trois millénaires... ! ça vous file un de ces torticolis...

(Merde, je me suis trompé)

[Mec sympa tout bleu (off)]
[Mec sympa tout court (on)]

OK, c'est bon. J'arrête mes conneries.

J'ai passé un excellent mois.
D'abord, parce que je viens d'avoir 25 ans et que mes amis m'ont offert la réédition de Twilight (y a plus de respect). Ils m'ont aussi offert un nouveau stylo plume, donc je suis fin prêt pour mes prochaines dédicaces !
Ensuite, parce qu'il y a eu les Soldes Steam (héhé).
Et enfin parce que vous m'avez fait kiffer. J'ai adoré déconner avec vous et répondre à vos insolentes curiosités. J'ai eu l'occasion de réfléchir à des choses auxquelles je n'avais pas même pensé, et j'en ressors avec un recul différent sur mon travail.

Entre nous, j'approche des montagnes et je perds au fur et à mesure le réseau nécessaire aux technologies de notre civilisation, je ne vais donc pas pouvoir m'étendre.

Un grand (énorme) merci à Dup et Phooka, pour m'avoir consacré ce "Mois de", et pour les chroniques qui l'ont accompagné. Je trouve ça fou, qu'on s'intéresse ainsi à ce que je fais, et ça me fait très plaisir. Pour un jeune auteur, ce sont des gestes extrêmement précieux et je ne peux qu'éprouver de la reconnaissance.

Voilà... maintenant c'est ma batterie qui menace de lâcher !

Alors je vous embrasse tous et vous souhaite de passer de belles fêtes.
Au plaisir d'en croiser certains au détour d'un salon... !

Et si vous souhaitez suivre mes actualités littéraires (salons, projets, publications, idioties...), n'hésitez pas à vous rendre sur ma page facebook : https://m.facebook.com/nabil.ouali.aea/ !

Des bisous,
Et haut les cœurs. ;)"

mardi 29 décembre 2015

Cinquième volet de l'ITV de NABIL OUALI

Up pour cette fin d'année ;)

Cinquième page de cette ITV participative !

Les pages précédentes sont là :








Mae govannen !

Bienvenue, salut/salam/shalom... fanfares et ritournelles, canards et tourterelles, cafards et grosses sauterelles.

Alors... que je vous explique... Les administratrices de BookEnStock, mesdames Dup&Phooka, qui ont déjà tenté de couler ma jeune carrière avec deux horribles chroniques, ont décidé de me consacrer un « Mois de... ».  Histoire de m'achever, une bonne fois pour toutes.
Quand Dup m'a demandé si j'étais intéressé, je me suis d'abord demandé quel genre de réponse elle attendait. « Hmmoui... allez, pourquoi pas... ? », « oh, chouette alors... ! ».

Évidemment, j'ai refusé. En substance, j'ai du répondre quelque chose comme « JAMAIS, PLUTÔT CREVER !! ».
C'est très mal passé, et l'affaire a pris d'inattendues disproportions : elles m'ont fait chanter, j'ai pleuré (un peu), puis j'ai cherché sur les internets pour trouver un tueur à gages... et en fait c'était bien au-delà de mes moyens, financièrement parlant. DU COUP, je me suis dit « fais de la promo pour tes bouquins, gagne plein de fric, et tu pourras l'engager ! »
Pas fou, le filou.
Donc, si je suis ici, c'est uniquement pour vendre mon bouquin (n'allez pas vous imaginer des bêtises, svp), pour pouvoir engager Tony le Marrant, pour qu'il s'occupe de ces geôlières, pour qu'elles ne m'obligent pas à faire ce « Mois de... ».
Un plan ingénieux, s'il en est.

Enfin bon, tout ça pour dire... J'ai subi moult interrogatoires au Koweit, au Liban (notez l'anagramme fameux), au Pérou et plus récemment à Versailles, quand un type m'a effrontément demandé l'heure devant au moins cinq personnes.
Autant vous dire, je suis blindé. Mais alors, indestructible. Vous pouvez balancer toutes vos questions, je ne vous lâcherai rien ! Je ne participerai pas à cette mascarade !

D'ailleurs, comme je suis d'humeur exécrable, je vais prendre les devants et prévenir certaines questions en balançant immédiatement les réponses. Ouais, je crache sur le système et ne respecte rien.

Je m'appelle Nabil Ouali, j'ai 24 ans (âge provisoire), j'ai grandi dans les Hauts-de-Seine et j'y vis toujours. Mon numéro de sécu est le 190129206406999. Comme tout le monde (à en croire 102% des CV de ce pays), j'aime la musique, j'aime sortir avec mes amis et j'aime m'amuser. Des fois que vous en douteriez.

Sinon, grosso merdo, j'ai cinq centres d'intérêts majeurs :
        l'écriture,
        les arts martiaux,
        la philosophie,
        le cinéma,
        les jeux vidéo/de rôle

Toute question posée sur un de ces sujets sera rejetée avec une véhémence toute particulière.


Bisous bisous... et haut les cœurs !



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Julia sur la pointe des pieds :)

Je ne sais pas comment je me risque encore ici...

Je rebondis sur ta réponse à Ramettes :
Mais toi, tu préfères Ravel ou Frimas ? :P

Nabil :


Entre Frimas et Ravel, je préfère Glawol. :D


Mais plus sérieusement, aucun. Ils sont tous les deux mus par les meilleures intentions, leurs principes moraux sont indexés sur le type d'éducation qu'ils ont chacun reçu. Ils sont également courageux, dévoués à leurs obligations. Je les aime autant, mais il y en a un, cela dit, que je trouve bien plus intéressant.


J'aime Frimas parce qu'il est hors du temps, qu'il incarne une certaine perfection martiale et qu'il possède un pouvoir qui le dépasse. J'ai toujours du mal, cependant, à comprendre pourquoi les lecteurs se prennent d'affection pour lui. C'est le "perfect good guy", le paladin idéal. Il manque cruellement de nuances... Frimas est parfaitement lisse. C'est un monolithe glacé et impénétrable, c'est pourquoi il manque autant de profondeur.


J'aime Ravel parce qu'il est terriblement humain, qu'il brandit sa foi comme une lumière capable d'éclairer ses pas alors même qu'elle l'aveugle, et qu'il ne se rend pas compte à quel point il est exceptionnel. Il m'aide à comprendre comme les nuances sont importantes lorsqu'on créé des personnages. Il m'aide à ne pas voir les choses en noir&blanc, et m'encourage à étendre ce souci à d'autres (Elin et Gweleth, en particulier).
C'est la même raison pour laquelle je trouve Captain America bien plus intéressant que Superman. DEAL WITH IT. 



Dup avec ses gros sabots :

Mais tu vas te mouiller oui ! Parmi tous tes personnages mâles (zou j'exclue Tara, ce serait trop facile), lequel préfères-tu ? Est-ce que cette préférence, car forcément tu DOIS en avoir une, se traduit par une facilité accrue à écrire les passages le concernant ou au contraire il te demande plus de boulot ?


Nabil :

Mais... fichue tortionnaire !


Il se trouve que j'avais déjà fourni des éléments de réponse à cette question, au tout début de cette interview (dont vous avez manifestement perdu le contrôle !!). Et comme je suis le dernier des sagouins, ascendant frimeur, je m'en vais citer mon moi du passé : "En réalité, il y a un autre personnage [qu'Aearonêl] qui me ressemble bien plus, à ce point que le faire parler me semble aussi naturel que le faire réagir. Nous partageons les mêmes angoisses, les mêmes colères, les mêmes compétences et les mêmes travers. C'est le seul personnage dont les choix se font spontanément avant que je les dicte, et qui peut m'imposer un chemin pendant mon écriture. Il est libre, et je le laisse courir. Ce n'est pas toujours simple, loin de là. Je l'aime beaucoup, forcément... il en joue même, parfois... et je commence seulement à réaliser l'impact qu'il a sur moi."


Certains auront compris que je parle de Glawol. L'astuce, c'est qu'au regard de ce que je viens de dire, je ne suis pas convaincu qu'il soit le personnage que je préfère. Pour la simple raison que je ne le vois pas comme un personnage. Avant d'hurler à la pirouette (noraj svp), sachez que je n'ai jamais vraiment réfléchi à la question... Mes sentiments fluctuent vis-à-vis de mes propres personnages, c'est difficile de poser une médaille sur l'un d'entre eux. M'enfin, si je devais vraiment choisir (pour vous faire plaisir, hein)... Je dirais Elin


Ce qui est assez marrant, quand on y pense. Parce qu'au début, pour moi, Elin était un personnage prétextuel (j'invente officiellement ce mot). C'était un fil rouge qui me permettrait de mettre en scène Frimas, Ravel et Glawol, et auquel je n'attachais qu'une moindre importance. Le salaud, il s'est pas laissé faire.


En ultime bonus : sachez tout de même que Glawol était fameux sur les interwebs, 6 ans avant la sortie du T.1. C'était le nom de mon personnage principal sur un jeu en ligne (Ragnarök Online), et c'était... un prêtre. ;)




Anonyme compatissant(e) :)



Et inversement, le personnage que tu aimes le moins (ou que tu détestes)? Frimas? 



Nabil :

Je n'en déteste aucun. Pas même Adamant, Synestin ou la Bête aux yeux d'or. J'aime les mettre en scène, ces raclures. Si je me mettais à détester un de mes personnages, c'est que j'aurais mal fait mon travail, non... ?


Mais j'aime bien Frimas, il est cool.




Ramettes :

Allez je redeviens sérieuse. .. Je trouve qu'on ne mange pas trop dans les deux tomes... alors on ne sait pas s'ils sont végétariens ou pas... non parce qu'on ne les voit ni chasser ni cueillir ni rien... Glawol parle de parents paysans mais sans plus... ils vivent deau et de miche de pain? Et toi est ce que tu cuisine ? 
Ok c'est l'heure d'aller jouer à la maman cuisinière ! 

Nabil :

Et bah... je vois pas ce qu'il te faut ! 


Le dîner de Brisard et Gweleth, celui des rois de Ferva, celui d'Adamant et d'Elin, les raisins et les noix de l'évêque, le pain de Glawol, l'Acraxie de la maison d 'Ossea, les biches et les renards d'Artelas, le lapin de Tara, les frets de viandes et de céréales provenant de Lamborre... les autels de myrrhe, de miels et de blés de la Cité de foi et la distribution de viscères délétères à ses indigents... sans parler des quelques festins de la Bête aux yeux d'or, il y a de quoi faire !


Je vois là un prétexte fumeux pour me faire parler de mes habitudes alimentaires...
Je ne cuisine pas vraiment. Je fais à manger, mais je ne suis pas gastronome et refuse d'appeler ça de la "cuisine". ;) 



Phooka :

Coucou Nabil,

Une question un peu étrange de la part de mon gamin:

Quand il m'a vu lire ton roman, il m'a dit "tiens ça s"appelle La voix de l'empereur", c'est le nom d'un pouvoir spécial des impériaux dans Elder scrolls".

Et comme depuis tu parles de Skyrim ben du coup , la remarque du gamin m'est revenue en tête ...

Alors?

:)

Nabil :

Il est bien vif, celui-là !

J'appelle cela une heureuse coïncidence (promis). Quand j'ai proposé le titre "la Voix de l'empereur", Elder Scrolls ne m'était pas venu à l'esprit (bien que je connaissais parfaitement ce pouvoir). Ce n'est que plus tard que j'ai percuté, en effet.


Sinon, je joue plutôt des Khajiits ou des Dunmers. ;)


Yoru :

La citation de ce vieux forum m'a bien fait marrer. 
Moi j'ai une question concernant la magie. Tu as dis plus tôt dans cette itv que tu avais préféré une magie inexplicable plutôt que quelque chose de scientifique et expliqué. 
Maintenant je me demande: Y-a-t-il une explication pour les évènements magique que tu réserves pour toi, ou alors même pour toi, la magie est aussi inexplicable et ne sert que d'atouts scénaristique ? 

Nabil :

Une bien belle époque...

Je ne sais pas si la magie est inexplicable, après tout je pourrais tout à fait construire les raisons pour lesquelles tel ou tel personnage est capable de telle ou telle prouesse magique. En revanche, elle reste inexpliquée, même pour moi. Parce que je ne ressens ni l'envie, ni le besoin de rationaliser cet aspect du récit.


Quelqu'un sur Babelio avait identifié les personnages de cette manière : un cryomancien, un pyromancien, un aéromancien, un nécromancien... et je pense qu'en lisant le T.2 il pourrait ajouter une géomancienne. Je préfère voir ça comme des phénomènes de leurs personnalités, des expressions métaphysiques qui jaillissent dans la réalité de la même manière qu'un discours ou une réaction émotionnelle. C'est pour cela que je suis très pudique sur la manière dont réagissent les autres personnages en étant témoins de choses fantastiques. J'aime croire que, sans qu'ils se l'expliquent, les phénomènes prennent tout leur sens au regard d'une situation ou d'un tempérament. J'avais peur qu'on me reproche massivement d'être invraisemblable, incohérent, mais je pense qu'une partie des lecteurs a accepté le "contrat" et pris ces phénomènes magiques comme des moments à apprécier pour l'esthétisme, plutôt que leur incidence dans l'univers.


Frimas ne saigne pas, car son sang est aussi lent que le glacier près duquel il est né. Ravel s'embrase, car il refuse de laisser la pluie, le blizzard ou un torrent glacé l'empêcher d'accomplir son devoir. Gweleth écoute les rumeurs du vent ou les secrets d'une volée d'oiseaux, car il sait accorder de l'importance à de menus détails. Lizendurg invoque de terribles fantômes, car il a compris comme il est futile de sceller le destin de ceux qui sont morts. Tara reste inébranlable dans l'adversité, car elle a oublié ce qu'était la peur de l'échec.


En fin de compte, il ne s'agit que d'exprimer différemment les personnalités de chacun, plutôt qu'en leur donnant des apparences singulières ou des tics de langage.


Andrée la papivore :



J'ai terminé "Le corbeau & la torche" il y a quelques temps déjà (ma chronique : http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2015/12/le-corbeau-la-torche-de-nabil-ouali.html),j'ai beaucoup aimé même si le fait de ne pas m'être attachée aux principaux personnages m'a un peu gêné (en fait je m'étais attachée à quelqu'un mais il est parti trop vite, sniff). Concernant le grand secret je l'ai deviné pratiquement dès le début du roman, c'est étrange car je n'ai jamais pu imaginer le personnage autrement que sous cette apparence ;-) En tout cas,j'ai hâte de lire la suite !! Du coup voilà ma grande question : il y a déjà une date de prévue pour le tome 3 ? 

Nabil :

Bonjour Andrée,

Tout d'abord, merci pour la chronique ! Je suis ravi qu'il t'ait plu, malgré le manque d'attachement, et serais curieux de connaître le nom de celui qui est parti trop vite ;)

Rien d'officiel concernant la date de sortie du 3, mais ce sera sûrement en automne prochain. J'espère que le Père Noël t'apportera le T.2 !!



Allison :

Arg, plus que 4 jours de harcèlement moral... Tristesse ! 
(j'ai aussi posté ma chronique, j'ai oublié de prévenir, pardon.)

Alors, je me demandais si tu avais un ou plusieurs arts martiaux précis en tête lorsque tu écrivais des scènes de combat mettant Tara en scène ?

Et sinon, tu t'es bien amusé avec nous ? Pas trop traumatisé ?

Nabil :

T'inquiète Allison, je suis du genre a respecter mes engagements jusqu'au bout :p !

On a vu, on a vu... j'ai même relayé l'info ! ;)

Tara utilise principalement des techniques d'aïkido (à mains nues ou au bâton). Des amis aïkidokas ont d'ailleurs reconnu certaines de ses techniques, et ça m'a bien fait plaisir !

Pour le reste de tes questions... je préfère attendre le mot de la fin pour balancer toutes mes méchancetés... !


XL :

Je comprends enfin en arrivant au passage sur la séparation du fleuve Elunthryl en deux bras ce qui a pu gêner les plus géographes d'entre nous... et en particulier Dup. Je me suis donc penchée sur la carte : elle montre tout simplement une situation impossible, comme si tout le réseau hydrographique était à l'envers. D'où une question générale sur la fantasy : pourquoi ce fort attachement à une cartographie réaliste alors que l'auteur peut décider de ce qui est vrai dans son monde ? même question pour la temporalité : quel besoin de respecter les temps de déplacement alors que plein de choses ne sont par ailleurs pas expliquées sinon par la magie ou des règles "du jeu" différentes !

Nabil :

Effectivement, il y aurait plein de manières de justifier ce qui nous semble incohérent d'un point de vue géographique (encore que, ma seule erreur a été de ne pas indiquer les affluents du fleuve)... mais concernant la temporalité, il faut accepter le postulat selon lequel le lecteur ira, par défaut, lire avec ses propres compréhensions du monde et des déplacements. On pourrait altérer la physique d'une fantasy, mais il faut l'expliquer et le justifier, autrement il en irait de même pour d'autres forces (comme la gravité). En résumé, sans contre-indication, de même qu'on estime qu'un verre lâché tombe, un fleuve coule vers la mer et un véhicule hippomobile se déplacera à la vitesse permise par la circonférence de ses roues et la traction du cheval.
"Sinon c'est le bordel !"


jeudi 24 décembre 2015

Sortie de Viens avec moi





Sonatine Éditions
Janvier 2016


Le pitch :

Dans les fins fonds désolés du Vermont, la jeune Lilian est devenue la cible de Blackway, le truand local. Son petit ami a préféré fuir, elle a décidé de rester. Bien résolue à affronter celui qui la harcèle. Alors que le shérif se révèle impuissant, Lilian se tourne vers un étrange cénacle. Sous la houlette de Whizzer, ancien bûcheron en chaise roulante, quelques originaux de la région se réunissent chaque jour dans une scierie désaffectée pour disserter en sirotant des bières. Devant la détermination de la jeune femme, Whizzer décide de l’aider en lui offrant les services de deux anges gardiens peu ordinaires : un vieillard malicieux, Lester, et un jeune garçon, Nate, plus baraqué que futé. Avec eux, Lilian se met à la recherche de Blackway dans les sombres forêts qui entourent la ville pour s’expliquer avec lui. De bar clandestin en repaire de camés, la journée qui s’annonce promet d’être mouvementée, l’affrontement final terrible.


Bientôt porté au cinéma avec Anthony Hopkins et Ray Liotta, un classique immédiat du roman noir américain.

Le mot de l'éditeur :

Castle Freeman Jr. manie la langue et la narration avec une virtuosité rare, faisant de ce récit intense, qui se déroule sur quelques heures, une lecture inoubliable, aussi terrifiante que drôle. Le portrait qu’il dresse d’un Vermont sauvage et désolé, de la réalité violente et criminelle des régions les plus reculées de l’Amérique, marquera à coup sûr les esprits.




mercredi 23 décembre 2015

Blog en semi-pause



Comme toujours en fin d'année, les mémés sont très occupées par les fêtes et la famille. Bref ...

Tout ça pour dire que nous ne publierons pas de chroniques entre Noël et Nouvel An (pour la bonne raison aussi qu'il y a beaucoup  moins de visites à cette période), MAIS et c'est un énorme MAIS, les mémés seront toujours aux manettes du blog pour gérer le mois de Nabil Ouali. 

Nous comptons donc sur vous pour continuer à poser vos questions jusqu'à la fin du mois de décembre, nous les ferons suivre et mettrons à jour l'interview comme d'habitude ! 


On compte donc sur vous !



mardi 22 décembre 2015

VÉRIDIENNE tome 1 de Chloé Chevalier


RÉCITS DU DEMI-LOUP Tome 1





Editions Les moutons électriques
384 pages
19.90 euros





Au bord de l’implosion, le royaume du Demi-Loup oscille dangereusement entre l’épidémie foudroyante qui le ravage, la Preste Mort, les prémisses d’une guerre civile, et l’apparente indifférence de son roi.

Les princesses Malvane et Calvina, insouciantes des menaces qui pèsent sur le monde qui les entoure, grandissent dans la plus complète indolence auprès de leurs Suivantes. Nées un jour plus tard que les futures souveraines auxquelles une règle stricte les attache pour leur existence entière, les Suivantes auraient dû être deux. Elles sont trois. Et que songer de la réapparition inopinée du prince héritier, Aldemor, qu’une guerre lointaine avait emporté bien des années auparavant ? Avec lui, une effroyable réalité rattrape le château de Véridienne, et le temps arrive, pour les Suivantes et leurs princesses, d’apprendre quels devoirs sont les leurs.



L'avis de Phooka:



Coup de cœur. Livre à découvrir absolument ! 
Voilà, fin de la chronique. Comment ça, ça ne suffit pas ?

Bon, déjà le livre en lui même est superbe, comme toujours avec cet éditeur. C'est un réel plaisir de l'avoir en main et d'en tourner les pages.

Véridienne est un roman de fantasy basé sur l'humain. Déjà le concept de départ est incroyablement intrigant. Chaque princesse à sa "suivante", dès sa naissance. Cette suivante c'est un bébé né le jour "suivant" et elle n'est en aucun cas une servante, mais bel et bien la compagne de la princesse et même son héritière en cas de disparition. Dans la hiérarchie, les suivantes sont à place égale avec les princesses. Malvane et Calvina ont donc leurs suivantes. En fait dans le cas de Malvane, elle a même deux suivantes, ce qui est une entorse aux règles. Les cinq filles vivent ensemble  dans le château de Véridienne et si Malvane est censée peut-être hériter un jour du royaume du Demi-Loup, Calvina elle, est princesse des Eponas, un royaume voisin qu'elle a fuit suite à un coup d'état lorsqu'elle était toute jeune.

Le prince héritier de Véridienne, lui, est parti en guerre depuis de trop longues années. Personne ne sait ce qu'il est devenu, il avait 12 ans lorsque son père l'a placé à le tête de l'armée de Véridienne pour aller combattre les royaumes de l'Est. 12 ans ... Le gamin est parti à la tête de 10000 hommes, il y a plus de 10 ans ...

Dans le royaume du Demi-Loup, on ne croit plus à son retour. Sa mère, la reine, totalement déprimée, est devenue malade et transparente. Son père s'est enfermé dans sa coquille et ne s'intéresse plus à rien, ni à son royaume, ni à son épouse, ni à sa fille ...

Véridienne, ses hivers de huit mois, ses étés pluvieux et pleins de moustiques, son château humide, froid et lugubre. Le décor est planté.

Arrive une épidémie, qui se propage à une vitesse foudroyante et dont personne ne se relève. La population du village proche de Véridienne est décimée. Les comtes s'inquiètent que leurs fiefs soient touchés. Le château est mystérieusement épargné. Personne ne sait d'où vient cette épidémie, ni par quelles voies elle se contracte. Qui pourrait sauver Véridienne ? A priori personne et la révolte menace.

Un roman qui se dévore, des héros qui vous hantent.  Non pas qu'ils soient beaux, ténébreux ou courageux, non ce serait plutôt tout le contraire. Du coup ils sont incroyablement attachants, poignants et on les suit avec un intérêt qui ne faiblit jamais. Les pages tournent toutes seules, les destins se mêlent, s’entremêlent, les intrigues se tissent, c'est un piège à lecteurs. Franchement, n'attendez pas, foncez ! Il me tarde déjà d'avoir la suite entre les mains ! 

Énorme coup de coeur, mais ça je l'ai déjà dit au début!

Je ne suis pas la seule à aimer, allez donc lire la chronique d'Acr0

lundi 21 décembre 2015

M.O.N.S.T.R.E. - Tome 6 - de Hervé Jubert



SANG DE GORGONE

MONSTRE  #  6


sans commentaire... :(
Les explications ICI


Résumé :

...


L'avis de Dup :

Quand on est orphelin, avec un passé flou, rien de plus normal que de vouloir savoir.
Quand on a pris une bastos en plein coeur et qu'on est encore debout et en pleine forme, alors non seulement on veut savoir, mais on veut comprendre.
C'est donc la croisade que va entamer Rolf, entraînant dans son sillage Sam, sa "meuf". Rolf est sans doute le personnage que j'aime le plus des sept (avec Sam, et ça tombe bien n'est-ce-pas :)). Son côté bad boy rebelle et son humour un poil macho qui cache un grand coeur sensible me font fondre. Je veux bien l'adopter moi ce grand voyou !

Parallèlement, nous suivons les autres membres de cette fine équipe de protecteurs de chimères. En fait il va y avoir beaucoup de "parallèlement" :)
- Onde de son côté qui traîne son mal-être suite à la seconde perte de sa soeur Camille.
- Prudence et Bufo qui traquent en solo une chimère tapie en Syrie alors que les affrontements font rage entre les rebelles et les forces de Bachar el-Assad.
- Milo qui ne sait toujours pas quel est le traître parmi ses camarades, mais compte bien le démasquer;
- Et enfin Kurtz, de plus en plus malade, mais toujours aussi bien renseigné, constamment sur leurs talons, voire même les précédant. 

Tout cela fait que ce tome 6 est un véritable page-turner. Une fois démarré, c'est impossible de le reposer. Hervé Jubert mène tellement bien sa barque qu'on a à peine le temps de dire ouf qu'on se retrouve à la fin, en apnée et je dois avouer, carrément sur le c** devant la révélation finale !

Wow ! J'ai adoré cet opus. Je l'ai trouvé un cran au-dessus encore par rapport aux précédents. Cette saga est passionnante et va vraiment crescendo. Je pense que le dernier tome va être énorme vu toutes les donnes nouvelles que nous avons en main ! Sérieusement, on nous dit que cette série est destinée aux ados. Et bien que nenni je vous dis. Bon ok, ils peuvent la lire, mais un bon conseil : passez avant eux si vous ne voulez pas piaffer et être soumis à leur rythme de lecture. Lisez là en preum's, foi de mémé Dup ! :)
Coup de coeur bien sûr.


Les autres tomes de cette saga :



INFO IMPORTANTE :

Début janvier sera disponible à la vente
l'intégrale version papier : 888 pages, 14 €
Les infos, toujours sur le blog de l'auteur ICI





1er livre de la session 2



dimanche 20 décembre 2015

Les sorties Folio SF de janvier 2016








Janvier 2016



Isaac ASIMOV Les vents du changement et autres histoires 


Traduit de l’américain par Monique Lebailly








Couverture Frederik Peeters





Joël HOUSSIN Argentine


Prix Apollo 1990



Couverture Aurélien Police







Martin MILLAR Les petites fées de New York


Préface de Neil Gaiman

Traduit de l’anglais par Marianne Groves




Couverture Aurélien Police

vendredi 18 décembre 2015

LA VOIX DE L'EMPEREUR Tome 1 de Nabil Ouali (Phooka)

 Tome 1 
Le Corbeau & la Torche


Éditions Mnémos
268 pages
21 euros


Voici l’histoire de quatre destins réunis au cœur d’un empire mourant. L’enfant du village gelé, le paladin hanté par un sombre secret, le prêtre émérite d’un ordre qu’il méprise, et le fils de l’empereur.



Dans les rues des cités fourmillantes ou les profondes forêts, chacun accomplit un voyage sur les routes de l’empire mais aussi dans les méandres de son être : quelles sont les ficelles que tire le clergé dans les coulisses ? Qui a tenté de tuer l’empereur et d’éteindre à jamais sa voix ? Sur le sentier escarpé qui mène au pouvoir, le chemin est infiniment plus important que le sommet.



L'avis de Phooka:



Voilà un roman de fantasy tellement atypique que je ne sais pas comment vous en parler. Si vous voulez connaître le détail des personnages et du récit, je ne peux que vous conseiller de lire la chronique de Dup, qui présente tout le contexte et les héros bien mieux que je ne saurais le faire (rhooo cette hypocrite de Phooka qui utilise n'importe quelle excuse pour ne rien foutre, bref ... )

Moi, ce que je souhaite partager avec vous ici c'est plutôt mon ressenti. Comme je le disais au tout début de cette (fausse) chronique, ce roman est totalement atypique. Atypique par sa construction, mais surtout atypique par son écriture. Je ne me souviens pas avoir lu un roman de fantasy avec un tel niveau de richesse littéraire. Les mots coulent telle une musique, c'est à la limite de la poésie et, pardonnez ma comparaison, mais comme au même moment mon gamin étudiait Cyrano au collège, j'avais parfois l'impression de l'entendre (Cyrano hein, pas mon gamin!).
Ceci étant, il y a toujours un prix à payer pour chaque bonne chose. Et là, le revers de cette superbe écriture était de se laisser emporter par les mots et non par le sens. Vous avez déjà entendu une fabuleuse chanson pour laquelle la musique vous emporte à tel point que vous en oubliez d'écouter les paroles ? Et bien là c'est exactement mon soucis. Au début de ce roman, je passais mon temps à écouter les mots à tel point que je n'en saisissais pas le sens. Du coup, je devais très souvent revenir en arrière pour en capturer l'essence.
L'autre revers, c'est que la richesse de l'écriture se fait parfois au dépend du rythme du récit. Je dois avouer que la première moitié m'a paru un peu longue, le lecteur a du mal à se représenter les personnages, à comprendre les liens qui les unissent, bref à se plonger dans le récit. Et puis petit à petit, l'histoire se décante, le décor se pose, les protagonistes s'étoffent, le récit prend tout son sens. La deuxième moitié du roman file à toute allure.

Quand je pense que certains comparent l'auteur  avec Robin Hobb ou David Gemmell, j'en reste muette. Rien à voir! Non, non, rien à voir! Nabil Ouali écrit du Nabil Ouali et rien d'autre ! Justement, en cela aussi il se distingue totalement de tout ce que j'ai pu lire. Nabil Ouali, s'est lancé dans la fantasy avec son propre bagage, ses propres envies et son propre monde. Vous n'avez jamais lu un livre comme celui-ci, de ça vous pouvez être sûrs. Pas de longues descriptions, ou de combats épiques, pas de dialogues de trois mots. Et croyez bien que je ne critique pas les autres auteurs de fantasy, vous savez, si vous suivez ce blog que je suis dingue du genre et que j'en lis depuis plus de 35 ans alors si je n'aimais pas, je serais vraiment masochiste hein. Non, je dis ça juste pour vous comprendre à quel point ce roman est un OLNI dans le monde de la fantasy.

Je conclurai en disant deux choses. D'abord il me tarde de lire la suite, car maintenant je suis "ferrée" par cette saga. Ensuite, que je ne peux que vous conseiller de découvrir cet auteur par vous même ou de le faire découvrir. En cette période de Noël en voilà une bonne idée cadeau, parce qu'en plus le livre en tant qu'objet est superbe!

Et n'oubliez pas, Nabil Ouali est notre invité pendant tout ce mois de décembre. Venez lui poser toutes sortes de questions, il est tout simplement passionnant!





jeudi 17 décembre 2015

JADIS, VILLE INFINIE de Bousquet, Gaborit, Jaulin et Granier de Cassagnac



Charlotte Bousquet
Mathieu Gaborit
Régis Jaulin 
Raphaël Granier de Cassagnac
présentent,



Illustré par Nicolas Fructus & d'après L'Encyclopédie rêvée de Jadis de Frédéric Weil

Éditions Mnémos


L'avis de Dup :

Après une superbe croisade sur les chemins du financement participatif, nos vaillants croisés Les Éditions Mnémos, Charlotte Bousquet, Mathieu Gaborit, Régis Jaulin et Raphaël Granier de Cassagnac sont parvenus à atteindre les rives de la somptueuse Jadis. Et nous tous, petits pions participants, nous pouvons être fiers d'avoir accompagné cette campagne. Fiers, mais aussi ô combien récompensés. C'est un véritable bijou qui repose aujourd'hui entre nos mains. Ce livre, car là on ne peut pas parler que de lecture, m'a fortement impacté. Il m'a remué, il m'a ému, il m'a plu. Ses illustrations, sa mise en page, sa qualité m'ont ravie. Je l'ai lu, je l'ai relu et je peux vous dire que je le relirai encore.

Vous en parler est cependant bien difficile, toutes ces histoires rocambolesques se croisent et se recroisent. Chacun y va de sa plume avec brio et le rendu est tout simplement magique, baroque, picaresque.
Retrouver la plume incisive et imagée de Mathieu Gaborit fut néanmoins mon plus grand plaisir. Son Bougre Silenzio qui pleure sa Mâme m'a tordu les tripes du début à la fin. 
Voir la carapace de la froide Sélène de Charlotte Bousquet finir par se fendiller au contact du petit Jan m'a touchée. Je me réjouis d'accueillir dans ma PAL Matricia.
J'ai découvert la plume immensément poétique de Régis Jaulin qui m'a enchantée. Le Dit de Sargas est sur le haut de ma PAL dorénavant et sera une de mes prochaines lectures. 
Et je tire mon chapeau à Raphaël Granier de Cassagnac pour cet exercice littéraire remarquable. Écrire une pièce de théâtre au milieu de tout ça, à partir de cet embroglio de destins, dans cet univers si farfelu, il fallait oser. Essai transformé, bravo. En revanche Eternity incorporated va devoir passer une grosse barrière psychologique : il est estampillé SF :P

Alors pour vous en parler au mieux, je vais juste vous mettre un extrait, soit un peu long, mais rien n'est à couper et il ne spoilera rien. Un extrait qui a résonné très fort dans mon coeur de lectrice. Or ici il ne passe que des amateurs de lecture...
Lisez, vous comprendrez.
Lisez cet extrait de Mathieu Gaborit, page 123, moi je me tais.



« La terre dure et usée porte la marque des caravanes jetées dans le monde par Reliure, le quartier du Cygne d'Hyacinthe tenu par les imprimeurs de tout bord. Ça fait comme des crachats de papiers bus par la pluie et réduits en bouillies laiteuses qui clapotent sous les sabots de mon bestiau. Un convoi reliuréen, c'est pas mieux qu'une procession mortuaire. J'ai eu un peu mal au cœur, la Mâme, devant des chariots obèses, l'essieu à la torture. Les livres, on les traite comme une récolte. Faut aller vite avant que ça se gâte et ce n'est pas du bibliothécaire qui conduit, c'est du cocher morne, chapeauté comme un brigand avec le rictus d'une bête de somme.

La lisière dans le dos, j'ai eu l'abordage étriqué aux portes de Reliure. Sur les flancs de ruines impériales, des baraques se font et se défont en nefs branlantes, façades encrées de tristes coulis, l'intérieur hantés par des auteurs miséreux. Faut les voir, ces épaves, basses d'épaules, le teint de suie et la mise de chouettes arthritiques. À croire qu'on les imprime eux aussi, tellement ils se ressemblent. J'ai eu pitié, j'exagère pas, la Mâme. La sueur de ces crache-mots, ça se condense en brouillard mélancolique si épais que tu peines à avancer. Crieurs, poètes et prosateurs, ils ne marchent pas, ils se traînent comme des bigots écorchés vifs. 
Dès l'aurore, c'est des cortèges de sans-nuits poussés vers les hautes tours d'imprimerie avec une libido de grimoire. Être publié, c'est leur croisade. Mais gare aux mécréants. Si t'as perdu la foi, cette pyramide aura le couperet sans appel.»


mercredi 16 décembre 2015

Quatrième volet de l'ITV de NABIL OUALI



Hop on enchaîne sur une quatrième page de cette ITV participative

Pour lire ou relire les propos précédents :









Mae govannen !

Bienvenue, salut/salam/shalom... fanfares et ritournelles, canards et tourterelles, cafards et grosses sauterelles.

Alors... que je vous explique... Les administratrices de BookEnStock, mesdames Dup&Phooka, qui ont déjà tenté de couler ma jeune carrière avec deux horribles chroniques, ont décidé de me consacrer un « Mois de... ».  Histoire de m'achever, une bonne fois pour toutes.
Quand Dup m'a demandé si j'étais intéressé, je me suis d'abord demandé quel genre de réponse elle attendait. « Hmmoui... allez, pourquoi pas... ? », « oh, chouette alors... ! ».

Évidemment, j'ai refusé. En substance, j'ai du répondre quelque chose comme « JAMAIS, PLUTÔT CREVER !! ».
C'est très mal passé, et l'affaire a pris d'inattendues disproportions : elles m'ont fait chanter, j'ai pleuré (un peu), puis j'ai cherché sur les internets pour trouver un tueur à gages... et en fait c'était bien au-delà de mes moyens, financièrement parlant. DU COUP, je me suis dit « fais de la promo pour tes bouquins, gagne plein de fric, et tu pourras l'engager ! »
Pas fou, le filou.
Donc, si je suis ici, c'est uniquement pour vendre mon bouquin (n'allez pas vous imaginer des bêtises, svp), pour pouvoir engager Tony le Marrant, pour qu'il s'occupe de ces geôlières, pour qu'elles ne m'obligent pas à faire ce « Mois de... ».
Un plan ingénieux, s'il en est.

Enfin bon, tout ça pour dire... J'ai subi moult interrogatoires au Koweit, au Liban (notez l'anagramme fameux), au Pérou et plus récemment à Versailles, quand un type m'a effrontément demandé l'heure devant au moins cinq personnes.
Autant vous dire, je suis blindé. Mais alors, indestructible. Vous pouvez balancer toutes vos questions, je ne vous lâcherai rien ! Je ne participerai pas à cette mascarade !

D'ailleurs, comme je suis d'humeur exécrable, je vais prendre les devants et prévenir certaines questions en balançant immédiatement les réponses. Ouais, je crache sur le système et ne respecte rien.

Je m'appelle Nabil Ouali, j'ai 24 ans (âge provisoire), j'ai grandi dans les Hauts-de-Seine et j'y vis toujours. Mon numéro de sécu est le 190129206406999. Comme tout le monde (à en croire 102% des CV de ce pays), j'aime la musique, j'aime sortir avec mes amis et j'aime m'amuser. Des fois que vous en douteriez.

Sinon, grosso merdo, j'ai cinq centres d'intérêts majeurs :
        l'écriture,
        les arts martiaux,
        la philosophie,
        le cinéma,
        les jeux vidéo/de rôle

Toute question posée sur un de ces sujets sera rejetée avec une véhémence toute particulière.


Bisous bisous... et haut les cœurs !




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Dup :



Parlons de cette carte...je trouve étonnant que personne n'en parle. Ohé les filles (ben oui, je n'ai vu que des nanas intervenir), vous en pensez quoi de la carte dans le livre ? Vous avez réussi à comprendre, à suivre dessus ? Il n'y a que moi qui râle alors ?



Déjà je n'arrivais pas à lire les noms des villes... bon ok, on dira que c'est l'âge. En revanche on sent bien que tu n'as pas kiffé les cours de géo Nabil ! Avec les couleurs ça va mieux, mais sans, argh ! Tes cours d'eau c'est un vrai poème ! Je te rappelle, ils naissent en hauteur et descendent vers la mer ou l'océan. Je t'accorde à la limite un atterrissage dans les marais. Mais ceux qui se perdent dans les forêts, les bois voire même en montagne, non !

Tout cela pour te poser les questions suivantes : Dans quel ordre tout cela a surgit dans ta tête ? L'histoire puis la carte ou l'inverse ? Comment et pourquoi tu l'as conçue ? 
Puis, est-ce qu'on va se balader dans de nouveaux coins au tome 3 ? Nan parce que j'aimerai bien savoir l'origine historique nabilienne de la Voie du bellâtre ! :) 


Nabil :

Mais quelle mauvaise langue cette Dup... !


L'Elunthryl, donc, le grand fleuve de Ferva, prend sa principale source en pleine montagne, au royaume d'Ysabar, près de la Coulée du Givre et de la maison des parents de Frimas. Je vois pas ce qui te choque, du coup... non mais !
Certains bras du fleuve ne sont pas entièrement représentés parce qu'il y a ceux qui se séparent en de moindres ramures, et qui ne méritent pas d'être représentées, ceux qui s'assèchent en cours de route, bus par les vastes cultures de Lamborre ou de Sulividel (oui, je m'en tape) et ceux qui prennent des chemins souterrains...


L'histoire est venue d'abord, j'ai dessiné la carte au fur et à mesure pour me repérer et jauger les distances, notamment pour pouvoir apprécier la longueur des trajets, les moments où il semblait adéquat de changer de personnage... Le souci de cohérence temporelle m'importait bien plus que de basses considérations géographiques (ce pour quoi je suis, avouons-le, une incroyable brêle)... :D


Le tome 3 sera effectivement l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les régions occidentales de l'Empire, Sulividel et la Cité des Arts... et peut-être même la fameuse Voie du Bellâtre... ! Mais quand je regarde la carte, je me dis que pour l'instant on a pas mal bourlingué. Toutes les régions ne doivent pas être exploitées... ce serait comme résumer la géographie d'un monde au seul souci de construire une histoire.

Les chemins souterrains... mais si, bien sûr ! 
Mais oui, tu as raison, on s'en tape :)) 

Et pardon à Hugo que j'ai traité de nana, oops.



Julia :


Maintenant que tu as allègrement abusé de ton joker : 

Quelle est la question que tu aimerais qu'on te pose, et que l'on ne te pose jamais ? =P 

Nabil :

Traîtresse.


Honnêtement, cela fait bientôt 1h30 que je planche là-dessus, alors je doute de pouvoir trouver une question que j'aimerais qu'on me pose.
Il n'y en a vraiment aucune qui me vienne à l'esprit.


C'est sans doute une bonne chose, non ?



Jean-Luc Rivera :

Quel est ton cocktail préféré ?

Nabil :


Un diabolo violette.



Irène :

Salut ! Tiens, parlons un peu festivals et dédicaces. Qu'Est-ce que ça t'a fait la première fois, de rencontrer en vrai des lecteurs (ou plutôt, des hordes de lectrices rougissantes en émoi) ? Peux-tu nous raconter une anecdote marquante (ton meilleur ou pire souvenir) ? Quel est ton festival préféré ? Quel est ton voisin de table préféré ? Es-tu jaloux du T-shirt licorne de Mathieu Rivero ?
Voilà, je crois que c'est tout ;)
A une prochaine fois (j'arriverai peut-être à passer la barrière des admiratrices plus longtemps cette fois-ci)

Nabil :

Salut Irène ! 


"Qu'est-ce que ça t'a fait la première fois, de rencontrer en vrai des lecteurs (ou plutôt, des hordes de lectrices rougissantes en émoi) ?"

Alors, si tu m'as vu en compagnie de hordes de lectrices rougissantes en émoi, c'est probablement parce qu'il fait très chaud dans la plupart des salons et qu'en fin de journée, il est plus difficile de s'exprimer en raison de la fatigue. Le reste, ce n'est qu'une histoire de mécanique des fluides appliquée aux foules, conjuguée à l'excitation d'avoir acheté plein de beaux bouquins, ce qui te donne probablement cette impression de "horde".
Mais pour répondre à ta question, je me suis senti très (très) petit.

"Peux-tu nous raconter une anecdote marquante (ton meilleur ou pire souvenir) ?"

C'est vrai que je repense à cette année et ça me fait déjà plein de bons souvenirs... sans parler de toutes les belles personnes que j'ai pu rencontrer... mais le souvenir le plus marquant, c'est sans conteste la fois où j'ai rencontré une certaine Julia.

Mon pire souvenir ? Hmm... j'hésite. Aux Imaginales, le jour où Adrien Tomas a révélé au monde le genre de cri que je pouvais faire en situation de détresse gravitationnelle. Sinon plus récemment, pendant une dédicace, quand une dame qui sentait (vraiment) l'urine moisie s'est mise à renifler mes livres. Mais je pense qu'Adrien est vachement plus angoissant, quand même. 

"Quel est ton festival préféré ?"

Oh c'est délicat... comment ? Pas de langue de bois sur Bookenstock ? Allez, un peu quand même. Non, vraiment, je ne saurais pas dire. La plupart des festivals ont un charme particulier, et je ne pourrais sincèrement choisir. 

"Quel est ton voisin de table préféré ?"

Mais... tu veux vraiment m'attirer des ennuis, en fait. Là encore, c'est très difficile, j'ai eu la chance de signer à côté de certains des meilleurs troubadours de l'imaginaire... Bon. J'admets qu'avec Fabien Cerutti et Morgane Caussarieu, on déconne bien. Hélène Larbaigt, Estelle Faye et Mathieu Rivero sont des crèmes de gentillesse, c'est vrai. Nicolas le Breton, Etienne Barillier et Artur Morgan, tu peux tripoter leurs gadgets steampunk trop cools... Ah oui, y a Laurent Whale aussi, et puis, et puis...

"Es-tu jaloux du T-shirt licorne de Mathieu Rivero ?"

Humph.

"A une prochaine fois"

Bien... à une prochaine, Irène ! Merci d'être passée !!



Ramettes :

Bonjour,
Je suis en plein tome 2... enfin me direz vous!! Je m'y sens plus à mon aise... mais ça je raconterais dans ma chronique. 
Dup tu sais comme j'ai les cartes dans les livres ... dans celle-ci un truc me gêne je ne vois pas la mer... ça doit venir des couleurs. Lol.
On disait l'autre jour qu'il y avait pas trop de femmes... Heureusement que Tara est arrivée.. 
Bon là je n'ai pas de question en particulier.
Ma question (si elle n'a pas été posée ) Le fait d'avoir été publié si jeune -pour un premier roman- ça t'a aidé à continuer ou cela t'a dans un premier temps fait peur de commencer le deuxième roman? Le fait que ce soit une suite c'était une pression en moins ou en plus?

Nabil :

Bonjour ! 


Oui, heureusement que Tara est arrivée. C'est un soulagement pour moi aussi.Quant à la place des femmes dans le récit, je crois qu'Aearonêl et Glawol ont un avis assez précis sur la question... 

"Le fait d'avoir été publié si jeune -pour un premier roman- ça t'a aidé à continuer ou cela t'a dans un premier temps fait peur de commencer le deuxième roman? Le fait que ce soit une suite c'était une pression en moins ou en plus?"


Déjà, je n'ai pas vraiment de quoi comparer, vu que c'est la première fois que j'ai (presque) 25 ans.Mais je vais arrêter de faire l'idiot, parce que je trouve cette question redoutablement intéressante. Le deuxième roman a été plus difficile, oui et non. Je m'explique, en essayant d'être sincère.


Pour le premier, c'était le grand voyage dans l'inconnu. Cependant, la formule était simple : travaille, essaye, envoie, avise. La pression, je me la mettais tout seul (avec un peu d'aide, certes)... mais la peur d'échouer était quand même compensée par le fait que je n'avais pas grand chose à perdre.Pour le deuxième, c'était complètement différent. A présent, j'avais peur de décevoir. C'était comme si j'avais obtenu le Graal, et m'angoissais à l'idée qu'on vienne m'en priver. Sans parler du fait qu'il semble communément admis dans le milieu que le 2ème roman c'est la "confirmation", le tournant, le moment où on ne pardonne plus les "erreurs de jeunesse". Donc j'étais clairement pas dans les mêmes préoccupations que pour le 1er.


Comment j'ai fait pour me dépêtrer de ce souci ? (oui, je pose les questions maintenant, zéro vergogne)
Bien, j'ai juste essayé d'avoir le même esprit pour le tome 1, en essayant de travailler aux défauts que Coralie et moi m'avions reconnus. Comme je l'ai dit dans une autre réponse : la narration et sa clarté, principalement.


XL :

Je fais partie de celles qui ne regardent jamais les cartes dans les romans, car j'aime bien laisser parler mon imagination donc du coup une illustration ça fige un peu trop les choses à mon goût
ceci étant, j'ai commencé à lire le tome 1 et je trouve les personnages intéressants, mais les choses ne font que se mettre en place
une question concernant le style, les tournures sont très travaillées, ça te vient comme ça et tu écris tout ce qui te vient et ensuite tu améliores, ou bien tu es le genre d'écrivain qui fait un plan, prépare une structure ou qui réfléchit longtemps avant de commencer à écrire, et alors dans la phase d'écriture les choses sont déjà presque dans leur forme finale
pardon si la question a déjà été posée, je n'ai pas fini de lire toutes les itv

Nabil :

J'aurais tendance à distinguer réellement deux types de travaux dans l'écriture : le fond et la forme (original, n'est-ce pas ?). Bien que les deux soient intimement contigus, je considère vraiment qu'il s'agit de deux démarches différentes, avec des soucis différents, des méthodes différentes... et des enjeux différents.


Pour le fond, j'établis un plan général consistant en "étapes essentielles" ou "scènes puissantes", que je relie ensuite par des fils de narration qui me semblent cohérent/judicieux. Je n'ai jamais vraiment étudié l'art du scénario, je ne sais pas à quel point cela peut me porter préjudice, ou même si cela se ressent. Bref, tout ce qui passe entre ces étapes narratives relève largement de l'improvisation, quitte à retravailler après-coup pour que tout aille bien ensemble. Cela dit, quelqu'un avait dit qu'on sentait dans mon roman davantage un cinéphile qu'un lecteur, et je crois que ça en dit long sur la manière dont je construis une histoire.
Et même si je sais déjà comment l'histoire se terminera, à priori, je m'autorise plein de surprises. ;)


Pour la forme... et bien, c'est quand même foutument plus compliqué. Je ne pourrais décemment pas dire que cela vient "comme ça". Il arrive, de temps en temps, qu'une phrase sorte tel quel, sans y penser plus que ça, et que je ne ressente pas l'envie d'y retoucher. Mais la plupart du temps, je construis mes phrases en les écrivant, en les répétant à voix haute, en essayer de trouver une certaine harmonie. Je reviens souvent dessus et les améliore dés que je peux.
Pendant l'écriture du T.1 je me suis rendu compte que ce procédé devenait de plus en plus naturel, mécanique, et c'est peut-être la raison pour laquelle le T.2 peut sembler plus... "naturel" justement, plus spontané. Une amie a dit que je donnais moins l'impression d'avoir quelque chose à prouver, et je pense qu'elle a raison, il y a aussi un peu de ça. 
Autrement, je compte mes syllabes, tout le temps. Pas qu'il y ait un nombre de syllabes magique qui marche à chaque fois, l'idée n'est pas de faire que des alexandrins, il s'agit surtout de se débrouiller pour qu'une phrase soit construite de telle sorte à ce qu'elle puisse être prononcée sans accroc. C'est ce qui me plaît, dans l'écriture : essayer de construire des phrases qui se chantent toutes seules en même temps qu'elles sont lues. Cela m'amène souvent à préférer un mot plutôt qu'un autre, à changer un détail arbitraire dans l'univers pour satisfaire la métrique du texte. Les mots monosyllabiques, d'ailleurs, sont une véritable plaie, et c'est la raison pour laquelle je préfère utiliser des nuances de couleurs précises, plutôt que "rouge/bleu/vert/jaune/noir/blanc/rose"....


Ramettes :

Au fait c'est quoi des yeux lavallieres ? (p.59)

Nabil :

C'est une nuance de brun. D'ailleurs il y a une coquille, ce mot étant invariable (comme si ça avait quelque espèce d'importance... m'enfin).


re Ramettes :

Ce n'était pas trop déstabilisant de dire "il" alors que c'est "elle" ? Parce que moi après la révélation du secret ça me faisait bizarre... En même temps je comprend puisque il n'y a pas eu de coming out. Ça va je n'ai pas spolié ?

Nabil :

Ben en fait... un peu, quand même.


Mais pour répondre à ta question, ce n'était pas si déstabilisant dans la mesure où les deux conviennent. L'utilisation d'un "il" ou d'un "elle" est purement contextuelle. Il n'y en a pas un qui soit plus adéquat que l'autre.


rere Ramettes :)


Merci pour les réponses précédentes. .
En complément : pour le tome 3... le fait d'avoir des retours de lecteur va t il t'influencer dans tes choix ou as tu tout en place dans ta tête et tu n'y déroger pas ?

Nabil :


Tout n'est pas en place dans ma tête. Comme je le disais dans une autre réponse, j'ai un plan non détaillé qui m'autorise beaucoup d'improvisation, et je me laisse souvent surprendre par des idées auxquelles je n'avais pas pensé plus tôt. Donc je peux constamment déroger à ce qui est prévu (dans une certaine mesure, parce que je sais comment je veux conclure).
Les retours de lecteur sont à prendre avec d'infinies précautions. Il arrive que certain(e)s critiques/chroniques/avis/commentaires pointent une faiblesse objective et structurelle, et cela peut m'aider à y voir plus clair sur la manière dont je pourrais m'améliorer sur le tome suivant. Mais pour tout ce qui concerne le style et la trame, c'est impossible. Simplement parce que cela reviendrait à décevoir une partie des lecteurs pour satisfaire l'autre, ce qui n'a pas de sens.


Pour prendre un exemple :
Si certains lecteurs m'invitaient à favoriser Frimas plutôt que Ravel, dans l'issue de leur affrontement, et que je m'y pliais... Ceux qui m'auraient invité à favoriser Ravel se trouveraient déçus...
Comment ? C'est... ? Impossible ? Personne ne préfère Ravel ? Ah, oui, mauvais exemple.


Bref, tu as compris l'idée. :D



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